La Commission et le Conseil UE veulent encore
[EN English] [DE Deutsch] [ES Espanol] [PT Portoges] [ET Eesti] Txt Questionmark Pdficon Addenda
 
Brevets logicielsActualitéBrevetsRecensementsAnalyseÉvénementsActeurs

Brevets logiciels contre démocratie parlementaire
Vote contre le Brevet Logiciel et pour la Démocratie Parlementaire en Europe!

Nous expliquons la situation actuelle au regard des monopoles sur les idées accordés par les États, particulièrement dans le contexte du projet de la directive "sur la brevetabilité des inventions mises en œuvre par ordinateur" (directive sur les brevets logiciels), qui est devenue un cas d'école sur l'influence des parlements sur la législation européenne contemporaine.
Alors que le Parlement européen a proposé une exclusion claire des brevets logiciels, La Commission et le Conseil ont ignoré la proposition du Parlement et rétabli le texte pro-brevets le plus radical en mai 2004 dans des manœuvres trompeuses de dernière minute, orchestrées par la Commission et le gouvernement allemand. Les demandes répétées de plusieurs gouvernements et parlements nationaux pour que cette décision soit renégociée ont permis un long surcis. Mais le Conseil a refusé de procéder à un second vote comme on le lui avait demandé et le 7 mars 2005, il a déclaré que l'accord était adopté. Une semaine auparavant, la Commission avait décliné une demande unanime du Parlement européen d'un redémarrage de la procédure.

Le parlement européen va sans doute commencer en avril sa seconde lecture de la directive en partant d'une "position commune" juridiquement discutable. On s'attend à ce que le rapporteur désigné, l'ancien premier ministre français Michel Rocard, se batte pour reinstaurer la position de septembre 2003 du Parlement (i.e. la liberté de publication et d'interopérabilité, la restriction de la brevetabilité au domaine du physique). Le vote se tiendra certainement en juillet 2005. Les conditions pour obtenir une majorité sont plus difficiles qu'en 2003 : les eurodéputés absents seront comptés comme acceptant la position du Conseil. Si Rocard réussi à passer les amendements clés de 2003 dans cette seconde lecture, il aura ensuite beaucoup plus de poids de négociation dans la procédure de conciliation. Toutefois, on peut aboutir à une directive acceptable si l'on peut se débarrasser du monopole des fonctionnaires ministériels des brevets (le groupe qui dirige l'Office européen des brevets). Ainsi, les libertés fondamentales de la société de l'information et la démocratisation de l'Union européenne sont devenues étroitement interconnectées.

Un drame similaire se déroule en India dans le même temps. Les fonctionnaires de l'administration des brevets se sont servi du prétexte de l'adaptation à l'Accord sur les ADPIC pour soudainement, dans un décret administratif unilatéral, déclarer légalement valides les brevets logiciels. Ceci étant soumis à l'approbation du parlement au premier semestre 2005. Les fonctionnaires indiens se sont révélés êtres de bons élèves envers leurs homologues européen et l'analyse critiques des médias a été encore plus discrète qu'en Europe.

[ Brevets logiciels contre démocratie parlementaire | Actualité | Musée d'Horreurs des Brevets Logiciels Européens | Papiers sur Brevets Logiciels | Brevets Logiciels: Questions, Analyses, Propos | Événements | Acteurs de la Bataille sur les Brevets Logiciels ]

Google80
HTML 4.01 Valide!
http://swpat.ffii.de/index.fr.html
© 2005/03/23 Phm
version française 2003/10/13 par Mgaroche